Interview de Rémi Lauze, en charge de la Direction des Etablissements France d’AIRBUS HELICOPTERS

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Pouvez-vous vous présenter, nous décrire en quelques mots Airbus Helicopters, votre travail au sein de l’entreprise..

« Je suis Rémi Lauze, et je travaille au sein de la direction d’Airbus Helicopters du site de Marignane, je suis chargé du lien entre Airbus Helicopters et le tissu économique régional et local. Quand je parle de tissu économique, cela peut être des institutionnels, l’état, les collectivités locales, les régions, les conseils généraux, les communautés d’agglomération mais aussi les autres organismes qui participent au développement et à la vie économique régionale comme les pôles de compétitivité. Je travaille également avec d’autres organismes comme les consulaires, la chambre de commerce. En fait, je suis en charge du lien des actions d’Airbus Helicopters avec l’ensemble de ces organismes. »

« Airbus Helicopter en quelques mots… c’est une entreprise d’aéronautique installée dans la région PACA, son siège social se situe à Marignane. Le Chiffre d’affaire de l’entreprise est de 6 milliards voir 6,5 milliards d’euros tout confondu, c’est à dire France, Allemagne et reste des pays du monde. C’est une entreprise qui possède beaucoup de filiales, même si le barycentre d’Airbus se situe principalement entre la France et l’Allemagne. D’un point de vue régional (sur Marignane), nous avons un effectif de 9000 personnes qui travaillent directement sur le site. A ceux-là, nous pouvons ajouter également un peu plus de 2000 sous-traitants qui accèdent au site tous les jours. Le rayonnement et l’emploi impactés dans la région est très important. Cela tourne entre 20 et 25 milles personnes concernées, grâce à nos nombreux sous-traitants et fournisseurs qui sont eux aussi présents sur la région. Nous comptons effectivement environ 470 fournisseurs. »

Quel est le sens de votre engagement au sein des Entrepreneuriales en PACA ?

« L’importance du site de Marignane dans la région, nous permet de nous rendre compte que pour développer, fabriquer, livrer, mettre en vol des hélicoptères, etc… l’entreprise Airbus Helicopters est obligée de s’appuyer sur un réseau régional de fournisseurs, de sous-traitants, et de PME qui, bien souvent, sont un levier à l’innovation , un levier à l’efficacité, à la réactivité. Tout ça pour dire que le réseau de sous-traitants et de PME qui est autour de nous est de nécessité vitale pour Airbus Helicopter.

Pour revenir à notre chiffre d’affaire, sachez qu’on en achète 72 %. Vous comprenez donc la nécessité d’avoir autour de nous ce réseau d’entreprises innovantes qui nous permettent de nous différencier par rapport à la concurrence et qui nous permettent de progresser et d’avoir toujours une longueur d’avance sur les problématiques qui peuvent survenir quand nous avons une activité industrielle comme la notre. »

D’où votre engagement auprès des entrepreneuriales ?

« Oui tout à fait. D’où notre engagement auprès des entrepreneuriales ! Le développement des PME dans la région en ce qui concerne l’industriel est relativement « faible ». « Faible » ce n’est peut-être pas le bon mot, mais j’entends par là que souvent nous sommes obligés d’aller chercher des entreprises à l’autre bout de la France parfois même du monde pour justement répondre à nos problématiques. Donc en effet, toutes les démarches qui permettent de développer en région, de développer ce tissu économique et industriel est bon à prendre. Nous nous pouvions être absent du programme Les Entrepreneuriales en PACA. Par ce que nous pensons que c’est un levier important pour les gens qui sont encore dans leur cursus scolaire, et qu’ils pourront par la suite apporter beaucoup à l’industrie régionale, Airbus Helicopter est très intéressé au programme. »

Je comprends tout à fait que le programme Les Entrepreneuriales en PACA est un investissement à long terme. Ce n’est pas parce que l’on adhère au programme et que des tas d’école et d’universités apportent leurs étudiants que les choses vont changer comme ça du jour au lendemain. Cela reste néanmoins une première démarche pour créer et dynamiser l’esprit d’entreprendre pour certains jeunes qui participent à l’aventure.et qui peut être possède dans d’autres domaines la capacité de développer le réseau industriel. Pour nous c’est un investissement à long terme pour étendre ce tissu. Il y a aussi un deuxième enjeu dans le soutien que nous offrons aux Entrepreneuriales, c’est l’aspect de disposer de compétences techniques en région, c’est justement ce qui nous intéresse.

Si vous aviez UN conseil à donner à nos jeunes entrepreneurs ?

« Je leur conseille d’être tenaces, car il y a beaucoup d’obstacles qui vont se dresser devant eux. Non seulement, ils vont être confrontés à des obstacles techniques mais aussi financiers, administratifs, commerciaux. Il faut qu’ils soient tenaces malgré les difficultés, qu’ils croient en leur bonne étoile, en ce qu’ils sont entrain de monter, qu’ils s’y accrochent, qu’ils gardent leur volonté et qu’ils mènent leur idée jusqu’au bout. »

Pour conclure …

« En somme, la région possède un réseau industriel local qu »il faut renforcer et étoffer parce qu’il constitue pour nous un pouvoir de différenciation et un apport de disponibilités régionales de compétences. Ce sont réellement les points forts des Entrepreneuriales, car cela n’existe pas ailleurs. C’est au travers de ces jeunes entrepreneurs que le tissu industriel régional va vivre. Même si les sociétés qui se créent n’ont rien à voir à l’aéronautique, la dynamique économique industriel qui se crée autour de cela est quelque chose qui est susceptible de donner de la visibilité et de l’attractivité en terme industriel à la région. »



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Interview d’un ancien participant : Julien Chabrand, fondateur de l’entreprise PANINI BOX

1902989_240317029484469_1273831066_nCHABRAND Julien, 20 ans, étudiant en Licence AES à la Faculté d’économie et de gestion sur AIX.


Pouvez-vous présenter le projet Panini Box en quelques lignes ?

PaniniBox, l’idée m’est venue en étudiant sur le campus, au moment de la pause déjeuner. L’affluence à tous les snacks est impressionnante. Les quelques distributeurs automatiques connaissent également une affluence mais moins forte du au peu de choix (uniquement des sandwiches en triangle froids). L’idée d’un distributeur proposant d’autres choix de restauration m’est donc venue d’un simple constat. Pourquoi des Paninis, ? c’est simplement que la maison familiale est très proche d’une boulangerie et avec mon petit frère nous avions pour habitude de nous y rendre manger un panini.
Après de longues recherches, j’ai trouvé un fabricant de distributeurs automatiques de sandwichs chauds. Je l’ai contacté le soir même par mail, en laissant mon numéro, il était 2 heures du matin. Mon téléphone sonna 10 minutes plus tard, c’était le responsable commercial du fabricant. La semaine d’après, je recevais ce monsieur et commandais mon premier distributeur.

Qu’attendiez-vous du programme Les Entrepreneuriales en PACA et qu’est-ce qu’il vous a apporté ?

Honnêtement, mon projet étant particulièrement avancé ( la société était déjà constituée et la première machine commandée), j’attendais une aide financière pour accroître plus rapidement mon parc de distributeurs.
En réalité, à la première soirée des entrepreneuriales, j’ai très vite compris qu’il n’y avait rien de financier à remporter directement. Mais comme Panini Box avait été sélectionné, je me suis dit : « Pourquoi pas ? »
« Avoir des conseils, des avis peuvent peut-être utile, même si la boite est déjà lancé ça peut m’aider. » Ai-je pensé. Je n’attendais donc rien de particulier.

Mais ce sentiment d’équipe était tellement bon, nous avons pu travailler sur différents points, tels que la comptabilité, l’aspect commercial principalement. Avec Laurie (membre du groupe), nous avons pu mettre en commun nos connaissances afin de monter un plan de financement solide et grâce à Guillaume (autre membre de l’équipe) nous avons mis au point le discours commercial, repéré les différents sites à prospecter. Je ne pourrai jamais les remercier autant qu’ils le méritent, car même s’ils me prenaient pour un fou avec ma détermination, quelque part j’ai retrouvé cette folie aussi en eux !
De plus , l’aide et l’appui de notre coach Eric PERRET et de notre parrain Christian BRANDENER, dont je me suis particulièrement lié d’amitié, est ce qui constitue pour moi la force des Entrepreneuriales. J’entends par là : pouvoir bénéficier d’un parcours encadré, de conseils avisés, d’avis de personnes qui ont déjà une certaine « succès story », tout cela est bien plus important que l’argent pour monter un projet !
Enfin le passage devant le jury, la gestion du stress (pas si évidente !) m’a apporté plus de confiance en moi et une énorme dose d’expérience !

Comment s’est passée la réalisation du projet Panini Box ?

Comme je l’ai dit précédemment, avec Laurie, nous avons pu mettre en commun nos connaissances afin de monter un plan de financement solide et grâce à Guillaume nous avons mit au point le discours commercial, repéré les différents sites à prospecter.

Le point le plus crucial a été la mise en route du projet, c’est à dire le démarrage des premiers distributeurs qui a eu lieu directement après la remise des prix avec notamment une implantation de distributeurs à la Clinique de Marignane, à l’hôtel Holiday Inn, à l’aéroport de Marignane, aux Arts et Métiers d’Aix et enfin à l’IUT d’Aix-Marseille Université (AMU) à Aix ainsi qu’à La Ciotat. Nous continuons de travailler avec l’AMU mais aussi avec les hôpitaux de Marseille, afin de trouver d’autres sites à implanter .
Aujourd’hui, nous souhaitons vendre Panini Box, pour développer une autre société, une maison de maroquinerie dont nos premiers produits commercialisés seront des ceintures haut de gamme dotées d’une boucle innovante. Pour le moment nous avons 5 acheteurs potentiels pour Panini Box, mais nous n’avons pas encore eu de réel coup de cœur dans les différents projets de rachat. Nous restons donc à l’écoute des différentes offres.

« LE » conseil à donner à la nouvelle promotion des Entrepreneuriales ?

Pour les étudiants qui souhaiteraient créer leur entreprise, je leur conseille vivement de s’entourer au maximum, pour pouvoir échanger et obtenir des avis extérieur sur leur projet. L’expérience et les contacts de votre coach, parrain et de votre équipe pourront vous sortir des situations les plus difficiles. Au début j’avais la crainte qu’en partageant mon idée, quelqu’un de plus expérimenté la fasse aboutir avant moi. Mais en réalité les membres d’association comme Les Entrepreneuriales, sont des personnes uniquement là pour vous aider. Je regrette de ne pas m’être tourné vers eux dès le début de mon projet, j’aurais évité bien des aléas juridiques et financiers.



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Les clefs pour réussir votre présentation finale

Si votre implication et votre assiduité ont été constantes depuis le début de l’aventure, félicitation 50 % du travail pour la présentation orale a été effectué.

Sans le savoir au fil des ateliers, des rendez-vous avec votre coach, des échanges au sein de votre équipe, vous avez acquis les outils nécessaires pour réussir votre présentation finale. Durant votre parcours, vous avez pris conscience des problèmes et des atouts de votre projet, vous avez aiguisé votre capacité d’adaptation face à l’imprévu, exercé votre force de proposition et de conviction auprès de vos coachs et des membres de votre équipe, vous avez travaillé votre sujet à fond et c’est maintenant sur le bout des doigts que vous le connaissez et pouvez l’exposer à notre jury.

  • Ce qu’il faut faire :
  • La présentation doit suivre un plan détaillé et pertinent.
  • Je me suis posé la question : Pourquoi dois-je convaincre ? Qui dois-je convaincre ? De quoi dois-je convaincre?
  • Le contenu se doit d’être clair et précis et répond à une problématique définie.
  • Je connais les forces et les faiblesses de mon projet et sais comment les justifier.
  • Mon argumentaire est précis jusque dans le choix des mots.
  • Les réponses aux questions du jury doivent être pertinentes, ce qui implique un travail en amont d’anticipation et de préparation des questions/réponses.
  • Ce qu’il faut éviter :
  • La présentation n’a pas de fil directeur.
  • Le contenu est incomplet, élude volontairement des points complexes qui me posent problème.
  • Le contenu est trop vague et ne répond pas à une problématique donnée.
  • Mon travail est déséquilibré : je n’ai privilégié que les points du dossier sur lesquels j’étais à l’aise.
  • J’utilise les mots inappropriés à mon sujet. Je ne connais pas le sens exact des termes techniques de mon projet.
  • J’ai l’intention d’improviser les réponses aux questions posées par le jury.

Sachez toute fois qu’au-delà du contenu, 85 % d’un message est communiqué par la communication non-verbale, la communication par la voix et les intonations représentant 35%, et le langage corporel 50% de la transmission du message.

  • Il vous faudra donc être particulièrement vigilant sur :
  • La posture : privilégiez une posture droite et élégante avec les bras ouverts, les mains qui indiquent de quoi on est entrain de parler. Je n’hésite pas à occuper l’espace, à me déplacer. Penser à soigner votre tenue vestimentaire, et à être attentif aux détails jusqu’au bout des ongles.
  • le ton de la voix. Adoptez un ton clair et non-monotone. Parlez assez haut pour que l’on puisse vous entendre sans tendre l’oreille. Articulez et parlez calmement. Accentuez les mots clefs. Marquez des pauses. Parlez avec conviction.
  • La présentation visuelle : Présentez un diaporama original mais lisible, attractif mais pas trop extravagant. Une ou deux idées par slide maximum. Évitez de mettre trop de texte sur une même diapo. Choisir un thème d’arrière-plan en cohésion avec votre projet.
  • Il faudra éviter de :
  • Rester statique ou encore de vous renfermer sur vous-même. Quelqu’un qui gesticule dans tous les sens, parle trop fort est tout autant à prohiber. Tout est dans la demi-mesure.
  • Parler trop bas. Ne pas articuler. Avoir une mauvaise respiration, saccader vos phrases ou les énoncer le plus vite possible mettra votre interlocuteur mal à l’aise.
  • Fournir une présentation visuelle bâclée. Des paragraphes qui s’enchaînent, sans que n’ait été réfléchie la mise en avant de telle ou telle idée, perdront de leur impact. Le message à faire passer ne sera pas clair.
  • Nous vous conseillons de :
  • Répéter votre présentation devant votre famille ou vos amis par exemple. Écoutez leurs remarques et leurs questions, afin de mettre en évidence les points faibles de votre présentation, et de les corriger avant le jury blanc.
  • Travailler votre conviction personnelle, sachez que votre idée ne sera transmise que si vous y croyez profondément.
  • Mettre en avant la cohésion de votre équipe par une bonne répartition du temps de parole. Il faut que le jury sente que chaque membre de l’équipe a bien participé et s’est impliqué individuellement dans le projet.

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lombaresEmilie de Lombarès, 33 ans, cursus Sup de Co Rouen (NEOMA aujourd’hui), une expérience chez Mazars à Paris pendant 3 ans, puis ONET depuis 2008.

Votre entreprise en quelques mots…

ONET est un groupe familial, de services et d’ingénierie, qui rassemble plus de 58000 collaborateurs et réalise plus de 1,4mds€ de chiffre d’affaires. Créé il y a plus de 150 ans, nous faisons partie des acteurs majeurs en France de la Propreté, la Sécurité, l’Ingénierie et les Services Nucléaires, ainsi que l’Intérim.

Je suis actuellement Directeur du Développement, de la Stratégie et de l’Innovation de notre Pôle Sécurité.

Qu’est-ce qui vous a motivé à marrainer le programme des Entrepreneuriales ?

ONET est un groupe d’intrapreneurs, et nous demandons à nos collaborateurs et managers d’être force de proposition, chacun dans sa fonction, pour faire avancer notre entreprise et nos métiers. Je considère que la démarche des entrepreneuriales est une excellente expérience pour les étudiants. Ils apprennent à travailler en équipe pluridisciplinaire, à projeter et concrétiser leurs idées. Je suis très heureuse de suivre la promotion 2015, c’est une source d’énergie de voir autant d’étudiants s’engager dans la démarche entrepreneuriale parallèlement à leur cursus scolaire. A travers ce rôle de marraine, je souhaite les conforter dans leur démarche et les encourager.

Quel est « LE » conseil que pouvez donner à nos jeunes entrepreneurs ?

La démarche entrepreneuriale demande de la persévérance avant tout. Le programme des Entrepreneuriales leur permet un accompagnement technique et un soutien de la part de professionnels qu’ils n’auraient pas pu avoir en se lançant seul. Mon conseil envers ces jeunes entrepreneurs est de réussir à garder leurs idées de départ tout en étant à l’écoute des équipes qui les accompagnent. Pour faire aboutir des projets innovants il faut défendre ses convictions tout en gardant beaucoup d’humilité !

Quel est, selon vous, le rôle des Entrepreneuriales sur le développement local, des entreprises et des jeunes ?

Nous avons besoin de jeunes entrepreneurs ! D’abord parce qu’ils peuvent avoir des idées « de rupture », qui créent de la dynamique et les emplois de demain dans de nouvelles entreprises… Nous avons aussi besoin d’eux pour que les entreprises d’aujourd’hui puissent trouver des collaborateurs qui, forts de ces expériences, réinventeront demain leurs métiers historiques, leurs pratiques et les projetteront vers l’avenir.

Notre région souffre d’un déficit d’image d’un point de vue économique. Il est important de montrer que de nombreuses idées naissent sur notre territoire et trouvent un terreau fertile pour s’y développer !

             Je vous souhaite à tous une belle année 2015 ! Je vous souhaite de prendre beaucoup de plaisir à travailler en équipe ; la richesse de ces échanges est aussi importante que le résultat final ! Enfin, j’espère que vos projets aboutiront, certainement différemment de ce que vous aviez envisagé… et que vous serez fier du chemin parcouru avec les Entrepreneuriales !

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Le Networking, élément clef de communication de votre entreprise

  1. Qu’est ce que le networking?
  2. Comment mettre en place une stratégie de networking efficace ?

A. La préparation à la prise de contact

B. La communication

C. L’entretien du réseau

  1. Qu’est ce que le networking?

Parfois aussi appelé réseautage, le networking est un anglicisme qui désigne, d’un point de vue professionnel, le fait de se former un réseau de relations dans le but de faire parler de son entreprise.

Aujourd’hui cet aspect de la communication prend une part considérable dans la réussite des entreprises, notamment dû à la prolifération des réseaux sociaux. Selon certaines études, 30% du chiffre d’affaire des petites entreprises viendraient du réseau et de ses contacts.

Au delà de faire parler de son activité et de son image, l’entretien de ce réseau est indispensable pour trouver des partenariats, des clients, des fournisseurs. S’il est évident que la création de contact est en tout point de vue intéressée par celui qui l’entreprend, il faut tout de même toujours se poser la question « En quoi je suis une chance pour la personne que je rencontre ? ». En effet, si vous avez besoin que quelqu’un rentre dans votre réseau, de manière réciproque il a besoin que vous lui soyez bénéfique. Par exemple, vous avez la possibilité d’entretenir vos relations en faisant profiter votre réseau d’invitations à des événements à venir, ou encore en mutualisant des projets avec d’autres entreprises.

  1. Comment mettre en place une stratégie de networking efficace ?

A. La préparation à la prise de contact

Le networking est un outil de communication puissant et indispensable, il demande donc beaucoup de préparation. Pour mettre en place un réseau efficace et de qualité, il faut se poser les bonnes questions avant la création de chaque nouveau contact :

– Quelle est l’activité de l’entreprise avec laquelle je souhaite rentrer en contact ? Il vous faudra manifester de l’intérêt pour l’activité de votre interlocuteur si vous souhaitez aller plus loin dans les échanges. Vous devez vous demander qui est-il ? Quelle est sa fonction ? Que fait-il concrètement dans son entreprise ? Selon le statut du personnage ou de l’entreprise vous n’échangerez pas de la même manière. En effet, une association ou une start-up n’ont pas les mêmes besoins et ne vous permettront pas d’échanger les points de vue de la même façon.

Pourquoi effectuer cette rencontre ? A quoi va me servir de prendre contact avec cette entreprise ? Va-t-il devenir client ? un partenaire ? Un financeur ? En vous posant ces questions, vous éviterez ainsi l’un et l’autre de perdre du temps avec un contact qui n’est pas susceptible de vous apporter quelque chose.

B. La communication

– Lors de la prise de parole soyez précis et concis. Un long monologue noierait l’idée principale et vous éloignera de votre objectif. Restez toujours positif dans votre discours. Préférez les questions ouvertes aux questions fermées.

– D’autre part, soyez vigilant dans votre démarche, n’arrivez jamais avec vos grands sabots en donnant à tout va votre carte de visite. Ce n’est pas votre nom que vous devez échanger mais vos idées que vous devez partager. Le networking c’est avant tout : donner avant de recevoir.

– Gardez en tête que 85 % de votre message sera transmis par la communication non-verbale : soignez votre apparence (elle doit être irréprochable), votre gestuelle (ouverte et chaleureuse), votre ton (positif et dynamique), votre regard (convaincant et sûr de vous).

– Préparez quelques cartes de visite.

Écouter est l’élément clef du networking. Présentez-vous et laissez ensuite les autres parler. Vous pouvez nouer des relations intéressantes rien qu’en écoutant. Ne laissez pas votre regard s’égarer. Concentrez-vous sur la personne qui vous parle. Posez des questions et découvrez comment vous pouvez lui être utile, puis proposez vos services au moment opportun.

– Tirer profit des réseaux sociaux. Si vous assistez à une conférence, prenez des photos et notez les éléments importants et les citations marquantes. Partagez-les avec vos contacts et suivez en ligne l’évolution de la rencontre. Vous pourrez ainsi nouer des contacts avec les personnes qui tweetent à ce sujet et pourrez vous joindre à elles après la présentation. Dans cette démarche vous marquerez aussi des points auprès des organisateurs, hôtes et sponsors en témoignant un vif intérêt pour l’événement.

C. L’entretien de votre réseau

Il y a plusieurs choses à penser et à faire lorsque vous sortez d’une réunion, d’une conférence ou d’un déjeuner d’échange :

– Remerciez et assurez un suivi de vos contacts. Écrivez un petit mot à toutes les personnes que vous avez rencontrées. Rappelez-leur les sujets que vous avez abordés et proposez une manière de poursuivre votre discussion ultérieurement (une prochaine rencontre, par exemple). Si vous sentez que cela est favorable, liez-vous sur les réseaux sociaux via vos pages professionnelles.

– Tweetez au sujet de l’événement. Adressez par mail un remerciement aux organisateurs, aux hôtes et aux sponsors. Faites une mise à jour sur vos réseaux sociaux pour faire savoir que vous avez apprécié l’événement.

– Pensez à partager vos informations avec votre réseau, à mettre au courant vos partenaires sur les prochains événements. Si vous êtes invité à une soirée, pensez à vos contacts et offrez-leur une invitation. Une petite attention qui aura, au final, beaucoup plus d’impact qu’il n’y paraît.

– N’hésitez pas à organiser des événements diversifiés pour étendre votre propre réseau ou celui de vos partenaires : des conférences, des déjeuners, des cocktails de bienvenue, des réunions d’information, des ateliers de formation où vous partagerez vos expériences.

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Interview Denis Dumoulin IUT de Toulon

– Interview Les Entrepreneuriales –

– Denis Dumoulin –

– IUT de Toulon –

  • Présentez votre organisation, quel est le sens de votre engagement auprès des Entrepreneuriales

L’IUT de Toulon est composé de 8 départements : 3 tertiaires (GEA Toulon, GEA Draguignan, TC) et 5 secondaires (GEII, GMP, GIM, MMI, Génie Bio).

Depuis 2002, il existe une volonté politique de notre Institut visant la mise en place d’actions liées à l’entrepreneuriat (sensibilisation, formation, accompagnement de projets), pour nos étudiants actuels ou anciens.

Chaque département choisit sa formule et peut la faire évoluer.

La cellule Entrepreneuriat comprend une quinzaine de personnes pouvant intervenir dans différents départements.

Les Entrepreneuriales proposent une action tout à fait complémentaire avec les différentes actions en cours.

De plus, la formule des Entrepreneuriales est tout à fait adaptée aux contraintes d’un étudiant standard, quel que soit le département ou le domaines d’études.

  • Qu’attendez vous du programme Les Entrepreneuriales PACA ?

Diversifier l’offre des actions d’entrepreneuriat proposées à nos étudiants.

Etoffer nos relations de partenariat concernant l’entrepreneuriat.

  • « LE » conseil que vous pouvez donner à nos jeunes entrepreneurs ?

Être et rester créatifs tout en passant du rêve (l’idée) à la réalité (le projet solvable).

  • Quel est, selon vous, le rôle des Entrepreneuriales sur le développement local, des entreprises et des jeunes ?

Suite à l’expérience de l’année universitaire 2013-2014, je pense que les responsables locaux et l’équipe des Entrepreneuriales mènent avec sérieux et pertinence cette action s’étalant sur 5 à 6 mois.

Les résultats sur le développement économique et social local ne pourront être que profitables à moyen terme car, les jeunes de la région PACA impliqués, auront eu une expérience formidable : oser relever un défi et désacraliser l’acte d’entreprendre.

Denis Dumoulin

Chargé de mission aux actions d’entrepreneuriat de l’IUT de Toulon

Codirecteur de la LP Entrepreneuriat de l’IUT de Toulon

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Le crowdfunding, une solution pour votre projet ?

Le crowdfunding, une solution pour votre projet ?

 

Qu’est-ce que le Crowdfunding ?

Le crowdfunding, ou financement participatif, est une méthode de financement d’un projet ou d’une start-up. Ce financement est basé sur la puissance de la « foule », de petits dons/financements provenant de milliers d’investisseurs, à la différence des moyens de financement classiques, basés sur des établissements (banques) ou un nombre restreint d’investisseurs privés, les Business Angels.

Ce type de financement est basé sur une utilisation massive d’internet et des réseaux sociaux. Il s’agit de « marketer » le projet au travers de plateformes dédiées ou se rassemblent des milliers de particuliers.

 

Il y a trois types de financement participatifs :

Le don : les particuliers donnent leur argent au projet sans attendre de retour financier. Ils sont souvent « récompensés » par des cadeaux ou des offres spéciales.

Le prêt : Il s’agit d’un prêt « entre particuliers » : les investisseurs se verront remboursés, avec intérêts (pour une somme allant jusqu’à 1000€ par prêteur et par projet) ou sans intérêt (prêt jusqu’à 4000€ par personne et par projet). Une campagne de crowdfunding peut emprunter jusqu’à 1 million d’euro.

La souscription de titres : l’investisseur acquiert des titres : actions ou obligations, de l’entreprise dans laquelle il a investi. Il peut donc être amené à percevoir des dividendes.

 

Comment choisir sa plateforme de Crowdfunding ?

Il existe des dizaines de plateformes de crowdfunding, elles ont toutes leur propre audience, fonctionnement, images, valeurs etc. Le choix de la plateforme accueillante est primordial donc vous devez les benchmarker pour répondre à ces questions :

  • Quelle est la cible de cette plateforme : projets associatifs ? Startup ?
  • Quel est le niveau de commission prélevé ?
  • Les fonds sont-ils déblocables si l’objectif n’est pas atteint ?
  • La plateforme est-elle trop concurrentielle ?
  • Quels sont les résultats des projets déjà présents ? etc.

 

Préparez votre campagne

Vous devez préparer votre communauté : famille, amis, sympathisants, followers etc. à votre campagne de crowdfunding. Pour cela, faites vivre cette communauté, parlez-leur du projet et présentez-le avant même de penser à le leur vendre. Il faut que ce cercle proche soit acquis à votre cause avant même le lancement de la campagne car ils seront vos ambassadeurs, vos alliés dans votre stratégie de communication.

Pour ce faire, créez un blog, une page Facebook, un compte twitter ou tout portail d’informations et publiez des articles, des news sur votre projet, présentez l’équipe, vos valeurs et vos ambitions.

Une fois cette communauté forgée, vous disposerez d’ambassadeurs dévoués, qui pourront communiquer à leur échelle sur votre campagne. Vous serez donc à même de toucher une audience indirecte : les « amis des amis » et donc, de multiples investisseurs potentiels.

Ces premiers contacts sont extrêmement importants car leurs dons vont constituer le love money : l’argent que l’on donne aux proches pour les aider dans leur projet plus que pour le projet lui-même. Il faut savoir que le love money doit constituer au moins 30% du financement de votre projet.

Cela créera un effet de levier, renforcera le sérieux du projet et rassurera les potentiels investisseurs : le monde attire le monde.

Maintenant que votre communauté est conquise, vous devez organiser votre campagne sur le fond et sur la forme.

 

Le fond :

Fixez-vous un objectif de financement.

De combien d’argent avez-vous besoin pour lancer votre projet ? Vous devez fixer un objectif réaliste mais qui puisse couvrir tous vos frais (contreparties), coûts fiscaux (20% pour les entreprises) et absorber la commission de la plate-forme tout en vous permettant de lancer sereinement votre projet.

Vous devez aussi justifier cet objectif : à quoi servira cet argent ? Pour ce faire, décomposez l’utilisation que vous allez faire de ces fonds en indiquant les coûts induits par toutes les étapes de la réalisation de votre projet. Par exemple : Coûts de développement, mise en place d’un site internet, prototypage, production, marketing etc.

 

Déterminez la durée de votre campagne.

Une campagne de crowdfunding est chronophage, c’est un travail à plein temps entre la préparation, l’animation, la communication. Vous aurez besoin de toute une équipe pour vous épauler, vous soutenir et parfois prendre le relais. La durée moyenne des campagnes de crowdfunding est de 45 jours.

Faites aussi attention à quand vous lancez votre campagne, évitez les périodes de fêtes, les vacances scolaires ou encore la rentrée (qui est souvent synonyme de coupes budgétaires pour de nombreux ménages).

 

Proposez des Contreparties

Si votre campagne est basée sur des dons, offrir des contreparties à vos sympathisants est important. Plus qu’une récompense, il s’agit là d’une vraie incitation à « donner plus ».

Imaginez un crowdfunder lambda intéressé par votre projet. Celui-ci souhaite vous financer à hauteur de 10€ jusqu’à ce qu’il s’aperçoive d’une contrepartie très intéressante pour dons supérieurs à 20€. Il pourra alors revoir son don à la hausse pour profiter de cette contrepartie.

Pour ce qui est de la nature de ces contreparties, soyez originales ! Voici quelques idées :

  • Un prototype du projet
  • Une place pour un concert
  • Un dîner chez les cofondateurs
  • Un workshop
  • Une œuvre dédicacée
  • Une Mixtape/vinyle contenant interviews ou autre…

Prévoyez des contreparties pour tous les budgets ! Plus ou moins riches, tout le monde doit pouvoir soutenir votre projet donc prévoyez un don minimum car pour atteindre l’objectif, chaque euro compte !

Il est aussi intéressant de proposer des contreparties « VIP », limitées à un certain nombre de donateurs, pour donner un sentiment d’exclusivité.

Veillez aussi à bien préparer en amont le Business Plan de votre projet. Celui-ci vous permettra d’avoir toutes les cartes en main pour présenter au mieux votre projet, répondre aux questions des internautes et sera un gage de sérieux et de crédibilité.

 

La forme :

Votre campagne de crowdfunding, c’est la vitrine de votre projet, vous devez y accorder un soin tout particulier.

Votre présentation doit débuter par une belle accroche. Il s’agit du « high concept pitch » comme vu précédemment.

Ensuite, présentez votre projet et pourquoi vous souhaitez vous investir dans celui-ci. La dimension sociale étant très présente dans le crowdfunding, insistez sur les valeurs défendues par votre projet/start-up. Essayez de toucher vos internautes par l’humour ou les sentiments pour faire la différence avec les autres projets présentés sur la plateforme.

Expliquez quel besoin va couvrir votre projet. Le but de cette étape est de faire prendre conscience à votre audience que c’est un problème existant qu’il faut régler.

Enoncez succinctement votre solution. Ne rentrez pas dans les détails techniques, dites-en assez pour être crédible mais ne dévoilez pas vos secrets.

Exposez vos besoins : c’est ici, et seulement ici, que vous faites part de vos besoins financiers. A quoi va servir les fonds récoltés, détaillez au maximum chaque étape.

Enfin, présentez-vous. Vous êtes le porteur du projet, l’interlocuteur principal de vos financeurs. La dimension intuitu personae (en considération de la personne) d’une campagne de crowdfunding est indéniable, les gens croiront en votre projet s’ils peuvent vous faire confiance, s’ils peuvent croire en vous en premier lieu.

Une fois la présentation terminée, il est temps d’ajouter la cerise sur le gâteau :

Une vidéo de présentation. Celle-ci est capitale, la présence d’une vidéo augmente les chances de succès de votre campagne de 50%, ne la négligez donc pas.

Pour ce faire, n’hésitez pas à recourir à des professionnels, il s’agit d’un petit investissement mais qui pourra faire la différence.

Votre vidéo doit être succincte, 2 minutes 30 étant un bon format pour ne pas perdre votre audience.

Dans cette vidéo, soyez dynamique ! Travaillez la mise en scène, montrez-vous (pour lier une relation directe avec vos prospects) et surtout pas d’improvisation.

Votre speech doit être écrit, travaillé et retravaillé jusqu’à ce qu’il soit le plus percutant possible. N’hésitez pas à répéter devant vos proches et à recueillir le plus de feedbacks possible pour l’améliorer.

 

Lancement de votre campagne

Dès le lancement de votre campagne, communiquez ! Vous devez créer le buzz via une diffusion massive sur les réseaux sociaux, un hashtag dédié sur Twitter, une campagne de mailing etc. Encouragez votre communauté à relayer l’information autour d’eux.

Quelques idées de communication :

  • alimentez régulièrement votre page, vos réseaux sociaux,
  • répondez aux commentaires
  • démarchez la presse et autres blogs spécialisés pour centrer l’attention sur votre campagne.
  • Changez l’image principale
  • Définissez de nouveaux paliers/objectifs
  • Lancez des jeux concours,
  • Créez une ou plusieurs nouvelles contreparties…

Vous devez être à même de mobiliser non seulement votre communauté (premier cercle), les proches de votre communauté (deuxième cercle) mais aussi le grand public.

N’oubliez pas de remercier encore et toujours vos sympathisants et soyez le plus proche possible d’eux. Envoyez leurs des emails personnalisés, faites des conférences Skype, appelez les directement etc. Si votre communauté se sent investie dans votre campagne et dans votre projet, elle pourra devenir un formidable relais de communication.

 

Post campagne

Une fois la campagne terminée, que celle-ci soit un succès ou un échec, gardez le contact avec vos donateurs, entretenez la flamme ! Remerciez encore et encore votre communauté et donnez-leur des nouvelles de l’avancement du projet. Vos sympathisants peuvent être des clients potentiels, vous devez donc leur accorder une attention toute particulière.

Alexandre Peyrothe

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Interview Rudy Fernandez ancien participant édition 2013-2014 et créateur de Sensafood

– Interview Les Entrepreneuriales –

– Rudy Fernandez –

– ancien participant édition 2013-2014 et créateur de Sensafood-

Peux-tu te présenter et présenter le projet Swanky Board (Sensafood) ?

La technologie se généralise dans notre vie quotidienne, de plus en plus de monde utilise les smartphones et tablettes, ce qui en devient un réflexe pour tous. J’ai donc décidé de surfer sur cette tendance pour créer une solution simple et utile pour visualiser et commander dans les restaurants.

L’idée m’est venue lorsque j’ai vécu en Chine. Je voyais tous ces expats se plaindre de la difficulté de comprendre une carte et commander au restaurant. C’est lorsque mes parents sont venus me visiter que j’ai eu le déclic: ils ne parlent pas anglais et encore moins chinois. De plus, avec les intolérances alimentaires de ma mère, c’était une grande difficulté de savoir à 100% ce qu’elle pouvait manger ou non. Du coup, ils ont assez souvent mangé au MacDo. C’est dommage de faire 14 000 Km pour manger au fast food.

En faisant mes recherches sur le marché que je visais, je me suis rendue compte que la France est le premier pays touristique au monde avec beaucoup de plaintes au niveau de l’accueil de cette clientèle. J’ai donc décidé de rentrer en France pour développer et lancer mon idée.

Aujourd’hui, Sensafood est une solution optimisée sur smartphones et tablettes, et disponible sous tous les systèmes d’exploitation, permettant une meilleure satisfaction client et une augmentation du panier moyen avec des fonctionnalités telles que: le sommelier interactif, le multilingue en 11 langues, commande à distance, avertissements en fonction des régimes alimentaires et bien d’autre encore.

 Qu’attendais-tu du programme Les Entrepreneuriales et qu’est-ce qu’il t’a apporté ?

Quand on m’a présenté Les Entrepreneuriales, j’y ai tout de suite été intéressé pour 2 raisons: la première étant de challenger mon idée par des personnes expérience ayant un avis extérieur et constituer une équipe. Bien sur j’ai été servis dans les deux cotés. J’ai trouvé des coéquipiers très sérieux (Adam Tiar et Shanshuai Liu) avec une très bonne cohésion. En ce qui concerne la remise en question du projet, nous nous en sommes pris plein la tête. Les Entrepreneuriales a été une étape très importante pour Sensafood et si nous en sommes là aujourd’hui c’est bien grâce à ce programme.

Comment s’est passée la réalisation du projet Swanky Board (Sensafood) ? 

Les premiers temps ont principalement servi à mieux se connaitre dans l’équipe, a en savoir plus sur les points forts et les points faibles de chacun et partager ma vision sur ce projet. Ainsi, dès la première rencontre avec nos mentors, nous avons pu bien nous organiser et séparer les taches en fonction des préférences de chacun.

1 conseil à donner à la nouvelle promotion des Entrepreneuriales ?

N’y allez pas dans l’unique but d’avoir un produit fini à la fin des Entrepreneuriales. Il faut que tout le monde dans l’équipe s’approprie le projet, apprend et met en application leur enseignement mais surtout, passer du bon temps. Il faut le prendre comme un jeu et que tout le monde dans l’équipe s’éclate. C’est le secret pour arriver dans les finalistes!

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Interview Stephane Salgado Ecole Nationale Supérieur d’Arts et Métiers ParisTech

– Interview Les Entrepreneuriales –

– Stephane Salgado –

– Ecole Nationale Supérieur d’Arts et Métiers ParisTech –

  

1) Présentez votre organisation, quel est le sens de votre engagement auprès des Entrepreneuriales.

L’École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers (ENSAM) est une grande école d’ingénieur. Établissement Public à Caractère Scientifique, Culturel et Professionnel (EPCSCP), Arts et Métiers, est un établissement unique, coordonné par une Direction Générale, composé de 8 campus répartis sur le territoire français.

L’originalité de sa formation s’articule autour des disciplines du génie mécanique, génie industriel et génie énergétique lors de cours pratiques ainsi que des cours plus académiques en conception, ou management.

Le campus d’Aix-en-Provence s’attache à tisser des liens étroits avec le territoire visant à rendre plus efficace l’interaction entre l’enseignement supérieur, la recherche, l’innovation et les acteurs du territoire (industriels, institutionnels, …). L’objectif est de renforcer la politique de site pour accroître la compétitivité, l’attractivité et le développement de l’emploi sur le territoire.

Ainsi, le campus dispose d’un fort ancrage territorial sur deux secteurs industriels stratégiques et économiquement porteurs : l’aéronautique (Airbus Helicopters – pôle de compétitivité PEGASE) et l’énergie (CEA Cadarache – pôle de compétitivité CAPENERGIES).

Le campus d’Aix-en-Provence accueille plus de 800 étudiants toutes formations confondues.

Nous apportons notre contribution au programme Les Entrepreneuriales PACA car celui-ci s’inscrit à la fois dans la cohérence des enseignements que nous dispensons à nos étudiants (formation d’ingénieurs et de mastères spécialisés, notamment le Master Stratégie par le Changement et l’Innovation),  tout au long de leur cursus mais également parce qu’il s’inscrit dans sa continuité et sa complémentarité en permettant aux étudiants d’agir concrètement.

 

2) Qu’attendez-vous du programme Les Entrepreneuriales PACA ?

D’une part, qu’il offre à nos élèves la possibilité de franchir une étape supplémentaire en simulant la création concrète d’une entreprise. D’autre part, qu’il leur permette d’évoluer dans un contexte de pluridisciplinarité très enrichissant pour tous.

 

3) « LE » conseil que pouvez donner à nos jeunes entrepreneurs ?

Il n’y a pas de recette miracle pour réussir un projet de création d’entreprise. Si j’en retenais un seul ce serait de bien soigner la communication du projet auprès des parties prenantes.

Tous les projets sont perfectibles en termes de modèles économiques, de créativité ou de réalisation concrète, par contre si le projet est mal présenté, peu cohérent et que l’on ne perçoive pas une bonne cohésion d’équipe, les chances de succès seront assez faibles.

 

4) Quel est, selon vous, le rôle des Entrepreneuriales sur le développement local, des entreprises et des jeunes ?

C’est un dispositif intéressant qui vient compléter les programmes établis  par les établissements d’enseignement supérieur.

De plus, il  permet aux élèves venant de différents horizons d’aller plus loin dans leur connaissance de l’éco-systéme local et de s’enrichir en travaillant ensemble sur un projet fédérateur et motivant.

Nous espérons que cela sera un facteur favorisant l’augmentation du nombre de création d’activité qui est assez faible en France par rapport à d’autres pays : 13% des jeunes diplômés français souhaitent concrétiser un projet de création d’activité dans les deux années à venir contre 30% pour un étudiant américain! (source: APCE, 2010).

 

Stéphane SALGADO

Professeur Agrégé Marketing & Innovation

 

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17eme édition du concours de création d’entreprise : Le Phare

affiche - copie

Une journée pour les gens qui veulent entreprendre

L’entrepreneuriat sera à l’honneur, le 17 mars prochain à Kedge Business School Marseille (anciennement Euromed Management). L’association ACCEDE Provence Entrepreneurs vous donne rendez-vous pour la 17ème édition du Phare, “le plus grand concours euro-méditerranéen de la création d’entreprise”. Ce concours à vocation sociale, ouvert à tous les étudiants et  demandeurs d’emploi du pourtour euro-méditerranéen, offre la possibilité aux gagnants de financer leur futur projet d’entreprise.

Le Phare : le concours incontournable pour créer son d’entreprise

Le Phare, c’est d’abord un concours qui a pour finalité de récompenser 7 projets. Les demandeurs d’emploi et les étudiants pourront respectivement prétendre à un prix dans les 3 catégories suivantes: le meilleur projet, le projet le  plus social et le projet plus RSE. Un prix sera également réservé au meilleur projet euro-méditerranéen. En 2014,  les gagnants ont pu bénéficier de plus de 60 000 euros de dotation pour porter leur projet.

Pour postuler et tenter de devenir un créateur d’emploi de demain, rendez- vous  dès maintenant et jusqu’au 15 janvier, sur notre site www.accede-provence-entrepreneurs.com où vous pourrez remplir votre formulaire d’inscription et candidater au concours !

Le second rôle du Phare est de créer un engouement autour de l’entrepreneuriat. Dans cette optique, la journée s’articule autour d’ateliers et de conférences thématiques animés par des professionnels de l’entreprise. Vous pourrez ainsi, que vous soyez participants ou non, développer vos projets grâce à des conseils personnalisés, échanger avec de nombreux chefs d’entreprise, mais aussi développer votre réseau.

Enfin, la journée se clôture par une conférence du soir présentée par des entrepreneurs de renom. Cette année nous pourrons déjà compter sur la présence de la créatrice de MonShowroom, Séverine Grégoire.

ACCEDE Provence Entrepreneurs en bref !

Depuis sa création en 1996, ACCEDE Provence Entrepreneurs est guidée par l’ambition de « faire d’un demandeur d’emploi aujourd’hui, un créateur d’emploi demain ». Grâce à un savoir faire reconnu dans son domaine, ACCEDE réalise chaque année une trentaine d’accompagnements en création d’entreprise. Ce qui lui vaut à ce jour la création de 213 emplois dans la région PACA.

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