Prix spécial du jury Les Entrepreneuriales en PACA 2015 et représentants de notre région à la finale nationale : Les membres de l’équipe SWAP

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  1. La naissance du projet Swap

L’idée initiale est née avec les trois juristes-comptables de l’équipe, Mickaël, Émilie et Cécile. Nous sommes en effet actuellement en deuxième année de Magistère de Droit, Fiscalité et Comptabilité en parallèle du Master 1 Droit des Affaires à Aix-en-Provence. Lors du speed-dating, nous avons rencontré Loris, en Troisième année de communication visuelle et graphique à Axe Sud, et Guillaume, élève ingénieur en dernière année à l’École des Mines de Saint-Etienne spécialité biomédical. Et là, ce fut le coup de foudre ! L’équipe s’est tout de suite très bien entendue et a commencé rapidement à se mettre au travail avec notre coach Pierre, car nous étions tous très enthousiastes !

L’idée est née d’un constat simple : près d’un million de personnes sont atteintes par la maladie d’Alzheimer en France, ce qui représente deux fois plus d’aidants qui consacrent leur temps et leur énergie à leur accompagnement. Cette situation génère une inquiétude constante, un sentiment d’impuissance et de solitude face à la maladie, mais aussi de la culpabilité.

Notre solution? SWAP: Solution to Watch over Alzheimer’s Patients. Il s’agit d’un bracelet destiné aux personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer, connecté à une application mobile conçue pour l’aidant. Cette solution permet au malade de se sentir en sécurité et au proche d’être rassuré sur son état de santé, ou prévenu en cas de problème.

Distribué par le biais de notre site internet, mais aussi présent dans certaines pharmacies, le bracelet sera disponible à la location pour moins d’un euro par jour.

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  1. Qu’attendiez-vous du programme Les Entrepreneuriales en PACA et qu’est-ce qu’il vous a apporté ?

Intéressés par l’entrepreneuriat, nous voulions passer de la théorie à la pratique à travers un apprentissage durant lequel nous serions entourés de professionnels. Le fait que cela se déroule pendant cinq mois permet un réel approfondissement du projet. Surtout, il a permis la rencontre de compétences qui, lors de nos études respectives, n’auraient pas été amenées à se rencontrer. Travailler ensemble a parfois été un réel challenge entre techniques, juristes et graphiques, mais ce n’est que la réalité du monde du travail !

  1. Comment s’est passée la réalisation du projet Swap ?

Le projet a beaucoup évolué depuis l’idée présentée lors du speed-dating. Nous avons rencontré beaucoup de personnes depuis le début de l’aventure : proches de malades, aidants, membres de l’association Alzheimer, infirmières, médecins. Cela nous a réellement permis de cerner les difficultés et d’être au plus proche des attentes des aidants. Nous avons également pris contact avec des pharmaciens, assureurs pour avoir un avis de personnes « réelles » susceptibles de distribuer notre produit dans la région. Par ailleurs, nous avons sollicité de nombreux avis extérieurs dans divers domaines afin d’enrichir encore le projet.

Des rencontres et de nombreuses heures passées sur le Business Canvas plus tard, nous sommes parvenus au projet actuel. Le travail régulier nous a permis de construire progressivement le projet et d’aboutir à une présentation punchy lors du jury final.

4. LE conseil à donner à la prochaine promotion des Entrepreneuriales ?

Vivez l’expérience à fond, investissez-vous ! Le concours des Entrepreneuriales représente une expérience géniale et unique durant laquelle nous sommes entourés, coachés, aidés ; il ne faut pas passer à côté de tout ce que cette expérience offre !

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Interview de Michel Fiocchi « une équipe pluridisciplinaire, l’un des meilleurs atouts sur le chemin de la réussite d’un projet »

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Michel Fiocchi,

Directeur de l’entrepreneuriat et chargé des relations Industrielles au sein de la Direction de la Recherche et de l’Innovation de l’Ecole des Mines de Saint-Etienne.


L’Ecole des Mines de Saint-Etienne est impliquée depuis de nombreuses années dans des actions en faveur de l’entrepreneuriat étudiant. Sur le Campus George Charpak Provencenous avons développé un concept original permettant à nos élèves, au-delà des apports académiques en la matière, de se confronter aux réalités de la création d’entreprise au sein de ce que nous appelons l’EPRD. L’Espace Partenarial de R&D, implanté au cœur du bâtiment enseignement-recherche, accueille des startups pour les accompagner sur la maturation technologique de leur produit ; au travers de nombreuses activités pédagogiques, nos élèves participent au développement et à la vie de ces entreprises en devenir.

Qu’attendez-vous du programme Les Entrepreneuriales PACA ?

Dans ce contexte, et pour nos élèves les plus impliqués dans la démarche de création, les Entrepreneuriales PACA sont une opportunité non seulement d’avancer dans la démarche de formalisation de leur projet, mais surtout d’apprécier les visions complémentaires qu’apportent les étudiants issus d’autres cursus de formation ; ils sont ainsi en capacité de structurer une équipe pluridisciplinaire, surement l’un des meilleurs atouts sur le chemin de la réussite d’un projet.

« LE » conseil que pouvez donner à nos jeunes entrepreneurs ?

Pour nos jeunes entrepreneurs, si « Un » conseil devait être donné, ne pas hésiter à se lancer. Même si le projet n’aboutit pas, l’entrepreneur en herbe s’enrichira d’une expérience irremplaçable qui lui permettra de rebondir et de concrétiser la fois suivante.

Quel est, selon vous, le rôle des Entrepreneuriales sur le développement local, des entreprises et des jeunes ?

Nous l’avons vu, chaque année depuis trois ans des participants aux Entrepreneuriales créent et participent ainsi aux développements du territoire. Mais je crois que l’apport le plus important de cet initiative et de contribuer à la reconnaissance par nos étudiant de la complémentarité des approches, de la valeur de l’autre, de la richesse de la confrontation d’idées. Ces aptitudes faciliteront l’émergence d’une innovation ouverte ou les dimensions économiques, sociétales, esthétiques, technologiques seront prises en compte pour un développement durable de notre économie.

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Interview Partenaire : Participer aux Entrepreneuriales, c’est participer activement au développement durable du territoire

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Hervé MADIEC,
Directeur Régional Lyonnaise des Eaux Provence


Présentez votre organisation, quel est le sens de votre engagement auprès des entrepreneuriales ?

Alors que les défis écologiques ne cessent de gagner en importance et que les enjeux autour de la ressource sont sans précédent, nos métiers doivent apporter des technologies innovantes à l’ensemble des acteurs de l’eau, collectivités locales, consommateurs, gestionnaires de patrimoine immobilier, industriels, agriculteurs …

C’est ce que nous efforçons de mettre en œuvre au quotidien à Lyonnaise des Eaux Provence par l’intermédiaire de nos 1100 collaborateurs répartis sur 7 départements (Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Ardèche, Bouches-du-Rhône, Drôme, Var, Vaucluse).

Entreprise de proximité incarnée par ses marques locales (SDEI / SEERC / EAUX DE PROVENCE / SERAMM / SGAD), Lyonnaise des Eaux Provence propose à 240 collectivités locales partenaires des solutions adaptées à leurs attentes techniques et économiques. Elle les accompagne au-delà des délégations de service public, par des prestations de service sur-mesure sur l’ensemble du grand cycle de l’eau. Lyonnaise des Eaux Provence agit aussi sur le long terme pour le compte de 60 industriels afin d’exploiter leurs installations de production d’eau, de traiter leurs eaux usées ou de contrôler leurs rejets.

Nous partageons l’ambition des Entrepreneuriales de révéler les talents et la capacité d’entreprendre. C’est tout le sens de notre partenariat avec l’association. Nous sommes une entreprise multi-locale où chacun doit savoir entreprendre et innover. Les métiers de l’eau et de l’assainissement évoluent, l’innovation est au cœur de la politique de Lyonnaise des Eaux.

Nous sommes également très sensibles à l’aspect pluridisciplinaire de la démarche et de l’apprentissage par le concret, par le terrain. C’est avant tout en entreprenant que l’on devient entrepreneur.

Qu’attendez-vous du programme Les Entrepreneuriales PACA ?

Nous attendons une édition des Entrepreneuriales PACA réussie. C’est-à-dire des étudiants motivés, enthousiastes avec des projets innovants. L’objectif est aussi que les étudiants diplômés puissent se lancer avec assurance dans la création d’entreprise et que leurs projets se concrétisent.

Je considère Les Entrepreneuriales comme un facilitateur, une passerelle. Une passerelle entre deux mondes, celui des écoles et des universités et celui des entreprises. Ces deux mondes ne se connaissent pas assez et ne se parlent suffisamment. Les étudiants ont besoin de connaître l’entreprise, ses codes, ses fonctionnements et les entreprises ont besoin de comprendre les motivations de leurs futurs collaborateurs. Des passerelles sont donc indispensables et Les Entrepreneuriales PACA jouent ce rôle essentiel.

« LE » conseil que vous pouvez donner à jeunes entrepreneurs ?

Il n’y a pas d’âge pour être innovant et pour trouver la bonne idée, le bon concept qui peut faire mouche. Pour cela, il faut être curieux, en mouvement et surtout il faut oser.

Quel est, selon vous, le rôle des Entrepreneuriales sur le développement local, des entreprises et des jeunes ?

C’est par la création d’entreprises et d’emplois que nos territoires vivent et se développent. En donnant l’envie et la possibilité aux étudiants de créer leur activité, Les Entrepreneuriales participent activement au développement des territoires.

Il est en de même pour Lyonnaise des Eaux Provence qui, de par son ancrage territorial et de son métier de partenaire des acteurs du grand cycle de l’eau, tient son rôle d’entreprise citoyenne et responsable. Et pour une entreprise, être socialement responsable, c’est être à l’écoute et instaurer un dialogue étroit et permanent avec tous les acteurs du territoire. En d’autres mots, c’est participer activement au développement durable du territoire.

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Retour d’expérience : Les Entrepreneuriales en PACA 2ème édition

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Alexandre Person,

étudiant en troisième année à l’école Centrale Marseille, participant de la deuxième édition des Entrepreneuriales en PACA.


J’en garde un très bon souvenir. J’ai intégré VAGANT, un projet type industriel, avec deux camarades de promotion et deux étudiants en Master 2 Matériaux.

J’ai beaucoup apprécié le principe de Learning by doing. Car la meilleure façon de ressentir et de comprendre ce qu’est la création d’une entreprise, c’est de vivre l’aventure pour de vrai. Connaître la théorie du Business Model, du Business Plan ou bien du Pitch, c’est bien…mais rien de plus efficace que la pratique !

Pendant cinq mois, nous avons développé un produit nouveau, touché au design, au marketing, au juridique, au commercial, à la comptabilité… Nous avons embauché un étudiant en école de design pour présenter au Jury final une modélisation 3D de notre produit. C’était fascinant d’aller si loin dans la création de notre produit. Et Ismaël, le porteur de l’idée, poursuit encore le projet !

Les Entrepreneuriales c’est également un formidable réseau ! Des centaines d’étudiants dans toute la France participent à ce programme. Nous pouvons nous échanger des contacts, des bons plans et surtout nous acceptons volontiers de remplir les questionnaires de nos collègues qui continuent leur projet après la formation.

Je remercie sincèrement l’équipe organisatrice ainsi que notre coach et notre marraine qui nous ont soutenus tout au long de la formation. L’aventure humaine est très riche. Je recommande sincèrement à tous les étudiants de France de participer aux Entrepreneuriales !

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Ismaël Nabti,

étudiant en dernière année d’école d’ingénieurs à Centrale Marseille, participant actuel des Entrepreneuriales PACA 2015 avec le projet Cosplayers et également ancien participant de l’édition 2014.


J’ai participé à cette 2ème édition en tant que porteur du projet VAGANT et j’ai été rejoint par quatre étudiants : deux élèves-ingénieurs de mon école et deux étudiants en Master Matériaux.

Le parcours des Entrepreneuriales était pour moi l’occasion de tester une idée et d’apprendre les mécanismes à l’origine de la création d’entreprise. Je pense que l’’apprentissage par la pratique sur une idée apportée par les étudiants est très bien adapté à la création d’entreprise. Cela nous permet de rester motivés tout au long des cinq mois du parcours !

L’aide que nous a apportée notre marraine et le soutien de notre coach ont également été de précieux atouts : l’expérience de chefs d’entreprises et le regard neuf qu’ils peuvent apporter sur nos projets nous font progresser bien plus vite que s’il s’agissait d’un cours théorique ! De plus la pluridisciplinarité des équipes offre la possibilité d’échanger sur des domaines très variés et différents de celui qui fait notre quotidien.

Je remercie toute l’équipe organisatrice qui permet à cette aventure d’exister et je recommande vivement à tous les étudiants d’essayer au moins une fois cette expérience humaine et professionnelle !

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Interview de Rémi Lauze, en charge de la Direction des Etablissements France d’AIRBUS HELICOPTERS

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Pouvez-vous vous présenter, nous décrire en quelques mots Airbus Helicopters, votre travail au sein de l’entreprise..

« Je suis Rémi Lauze, et je travaille au sein de la direction d’Airbus Helicopters du site de Marignane, je suis chargé du lien entre Airbus Helicopters et le tissu économique régional et local. Quand je parle de tissu économique, cela peut être des institutionnels, l’état, les collectivités locales, les régions, les conseils généraux, les communautés d’agglomération mais aussi les autres organismes qui participent au développement et à la vie économique régionale comme les pôles de compétitivité. Je travaille également avec d’autres organismes comme les consulaires, la chambre de commerce. En fait, je suis en charge du lien des actions d’Airbus Helicopters avec l’ensemble de ces organismes. »

« Airbus Helicopter en quelques mots… c’est une entreprise d’aéronautique installée dans la région PACA, son siège social se situe à Marignane. Le Chiffre d’affaire de l’entreprise est de 6 milliards voir 6,5 milliards d’euros tout confondu, c’est à dire France, Allemagne et reste des pays du monde. C’est une entreprise qui possède beaucoup de filiales, même si le barycentre d’Airbus se situe principalement entre la France et l’Allemagne. D’un point de vue régional (sur Marignane), nous avons un effectif de 9000 personnes qui travaillent directement sur le site. A ceux-là, nous pouvons ajouter également un peu plus de 2000 sous-traitants qui accèdent au site tous les jours. Le rayonnement et l’emploi impactés dans la région est très important. Cela tourne entre 20 et 25 milles personnes concernées, grâce à nos nombreux sous-traitants et fournisseurs qui sont eux aussi présents sur la région. Nous comptons effectivement environ 470 fournisseurs. »

Quel est le sens de votre engagement au sein des Entrepreneuriales en PACA ?

« L’importance du site de Marignane dans la région, nous permet de nous rendre compte que pour développer, fabriquer, livrer, mettre en vol des hélicoptères, etc… l’entreprise Airbus Helicopters est obligée de s’appuyer sur un réseau régional de fournisseurs, de sous-traitants, et de PME qui, bien souvent, sont un levier à l’innovation , un levier à l’efficacité, à la réactivité. Tout ça pour dire que le réseau de sous-traitants et de PME qui est autour de nous est de nécessité vitale pour Airbus Helicopter.

Pour revenir à notre chiffre d’affaire, sachez qu’on en achète 72 %. Vous comprenez donc la nécessité d’avoir autour de nous ce réseau d’entreprises innovantes qui nous permettent de nous différencier par rapport à la concurrence et qui nous permettent de progresser et d’avoir toujours une longueur d’avance sur les problématiques qui peuvent survenir quand nous avons une activité industrielle comme la notre. »

D’où votre engagement auprès des entrepreneuriales ?

« Oui tout à fait. D’où notre engagement auprès des entrepreneuriales ! Le développement des PME dans la région en ce qui concerne l’industriel est relativement « faible ». « Faible » ce n’est peut-être pas le bon mot, mais j’entends par là que souvent nous sommes obligés d’aller chercher des entreprises à l’autre bout de la France parfois même du monde pour justement répondre à nos problématiques. Donc en effet, toutes les démarches qui permettent de développer en région, de développer ce tissu économique et industriel est bon à prendre. Nous nous pouvions être absent du programme Les Entrepreneuriales en PACA. Par ce que nous pensons que c’est un levier important pour les gens qui sont encore dans leur cursus scolaire, et qu’ils pourront par la suite apporter beaucoup à l’industrie régionale, Airbus Helicopter est très intéressé au programme. »

Je comprends tout à fait que le programme Les Entrepreneuriales en PACA est un investissement à long terme. Ce n’est pas parce que l’on adhère au programme et que des tas d’école et d’universités apportent leurs étudiants que les choses vont changer comme ça du jour au lendemain. Cela reste néanmoins une première démarche pour créer et dynamiser l’esprit d’entreprendre pour certains jeunes qui participent à l’aventure.et qui peut être possède dans d’autres domaines la capacité de développer le réseau industriel. Pour nous c’est un investissement à long terme pour étendre ce tissu. Il y a aussi un deuxième enjeu dans le soutien que nous offrons aux Entrepreneuriales, c’est l’aspect de disposer de compétences techniques en région, c’est justement ce qui nous intéresse.

Si vous aviez UN conseil à donner à nos jeunes entrepreneurs ?

« Je leur conseille d’être tenaces, car il y a beaucoup d’obstacles qui vont se dresser devant eux. Non seulement, ils vont être confrontés à des obstacles techniques mais aussi financiers, administratifs, commerciaux. Il faut qu’ils soient tenaces malgré les difficultés, qu’ils croient en leur bonne étoile, en ce qu’ils sont entrain de monter, qu’ils s’y accrochent, qu’ils gardent leur volonté et qu’ils mènent leur idée jusqu’au bout. »

Pour conclure …

« En somme, la région possède un réseau industriel local qu »il faut renforcer et étoffer parce qu’il constitue pour nous un pouvoir de différenciation et un apport de disponibilités régionales de compétences. Ce sont réellement les points forts des Entrepreneuriales, car cela n’existe pas ailleurs. C’est au travers de ces jeunes entrepreneurs que le tissu industriel régional va vivre. Même si les sociétés qui se créent n’ont rien à voir à l’aéronautique, la dynamique économique industriel qui se crée autour de cela est quelque chose qui est susceptible de donner de la visibilité et de l’attractivité en terme industriel à la région. »



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Interview d’un ancien participant : Julien Chabrand, fondateur de l’entreprise PANINI BOX

1902989_240317029484469_1273831066_nCHABRAND Julien, 20 ans, étudiant en Licence AES à la Faculté d’économie et de gestion sur AIX.


Pouvez-vous présenter le projet Panini Box en quelques lignes ?

PaniniBox, l’idée m’est venue en étudiant sur le campus, au moment de la pause déjeuner. L’affluence à tous les snacks est impressionnante. Les quelques distributeurs automatiques connaissent également une affluence mais moins forte du au peu de choix (uniquement des sandwiches en triangle froids). L’idée d’un distributeur proposant d’autres choix de restauration m’est donc venue d’un simple constat. Pourquoi des Paninis, ? c’est simplement que la maison familiale est très proche d’une boulangerie et avec mon petit frère nous avions pour habitude de nous y rendre manger un panini.
Après de longues recherches, j’ai trouvé un fabricant de distributeurs automatiques de sandwichs chauds. Je l’ai contacté le soir même par mail, en laissant mon numéro, il était 2 heures du matin. Mon téléphone sonna 10 minutes plus tard, c’était le responsable commercial du fabricant. La semaine d’après, je recevais ce monsieur et commandais mon premier distributeur.

Qu’attendiez-vous du programme Les Entrepreneuriales en PACA et qu’est-ce qu’il vous a apporté ?

Honnêtement, mon projet étant particulièrement avancé ( la société était déjà constituée et la première machine commandée), j’attendais une aide financière pour accroître plus rapidement mon parc de distributeurs.
En réalité, à la première soirée des entrepreneuriales, j’ai très vite compris qu’il n’y avait rien de financier à remporter directement. Mais comme Panini Box avait été sélectionné, je me suis dit : « Pourquoi pas ? »
« Avoir des conseils, des avis peuvent peut-être utile, même si la boite est déjà lancé ça peut m’aider. » Ai-je pensé. Je n’attendais donc rien de particulier.

Mais ce sentiment d’équipe était tellement bon, nous avons pu travailler sur différents points, tels que la comptabilité, l’aspect commercial principalement. Avec Laurie (membre du groupe), nous avons pu mettre en commun nos connaissances afin de monter un plan de financement solide et grâce à Guillaume (autre membre de l’équipe) nous avons mis au point le discours commercial, repéré les différents sites à prospecter. Je ne pourrai jamais les remercier autant qu’ils le méritent, car même s’ils me prenaient pour un fou avec ma détermination, quelque part j’ai retrouvé cette folie aussi en eux !
De plus , l’aide et l’appui de notre coach Eric PERRET et de notre parrain Christian BRANDENER, dont je me suis particulièrement lié d’amitié, est ce qui constitue pour moi la force des Entrepreneuriales. J’entends par là : pouvoir bénéficier d’un parcours encadré, de conseils avisés, d’avis de personnes qui ont déjà une certaine « succès story », tout cela est bien plus important que l’argent pour monter un projet !
Enfin le passage devant le jury, la gestion du stress (pas si évidente !) m’a apporté plus de confiance en moi et une énorme dose d’expérience !

Comment s’est passée la réalisation du projet Panini Box ?

Comme je l’ai dit précédemment, avec Laurie, nous avons pu mettre en commun nos connaissances afin de monter un plan de financement solide et grâce à Guillaume nous avons mit au point le discours commercial, repéré les différents sites à prospecter.

Le point le plus crucial a été la mise en route du projet, c’est à dire le démarrage des premiers distributeurs qui a eu lieu directement après la remise des prix avec notamment une implantation de distributeurs à la Clinique de Marignane, à l’hôtel Holiday Inn, à l’aéroport de Marignane, aux Arts et Métiers d’Aix et enfin à l’IUT d’Aix-Marseille Université (AMU) à Aix ainsi qu’à La Ciotat. Nous continuons de travailler avec l’AMU mais aussi avec les hôpitaux de Marseille, afin de trouver d’autres sites à implanter .
Aujourd’hui, nous souhaitons vendre Panini Box, pour développer une autre société, une maison de maroquinerie dont nos premiers produits commercialisés seront des ceintures haut de gamme dotées d’une boucle innovante. Pour le moment nous avons 5 acheteurs potentiels pour Panini Box, mais nous n’avons pas encore eu de réel coup de cœur dans les différents projets de rachat. Nous restons donc à l’écoute des différentes offres.

« LE » conseil à donner à la nouvelle promotion des Entrepreneuriales ?

Pour les étudiants qui souhaiteraient créer leur entreprise, je leur conseille vivement de s’entourer au maximum, pour pouvoir échanger et obtenir des avis extérieur sur leur projet. L’expérience et les contacts de votre coach, parrain et de votre équipe pourront vous sortir des situations les plus difficiles. Au début j’avais la crainte qu’en partageant mon idée, quelqu’un de plus expérimenté la fasse aboutir avant moi. Mais en réalité les membres d’association comme Les Entrepreneuriales, sont des personnes uniquement là pour vous aider. Je regrette de ne pas m’être tourné vers eux dès le début de mon projet, j’aurais évité bien des aléas juridiques et financiers.



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lombaresEmilie de Lombarès, 33 ans, cursus Sup de Co Rouen (NEOMA aujourd’hui), une expérience chez Mazars à Paris pendant 3 ans, puis ONET depuis 2008.

Votre entreprise en quelques mots…

ONET est un groupe familial, de services et d’ingénierie, qui rassemble plus de 58000 collaborateurs et réalise plus de 1,4mds€ de chiffre d’affaires. Créé il y a plus de 150 ans, nous faisons partie des acteurs majeurs en France de la Propreté, la Sécurité, l’Ingénierie et les Services Nucléaires, ainsi que l’Intérim.

Je suis actuellement Directeur du Développement, de la Stratégie et de l’Innovation de notre Pôle Sécurité.

Qu’est-ce qui vous a motivé à marrainer le programme des Entrepreneuriales ?

ONET est un groupe d’intrapreneurs, et nous demandons à nos collaborateurs et managers d’être force de proposition, chacun dans sa fonction, pour faire avancer notre entreprise et nos métiers. Je considère que la démarche des entrepreneuriales est une excellente expérience pour les étudiants. Ils apprennent à travailler en équipe pluridisciplinaire, à projeter et concrétiser leurs idées. Je suis très heureuse de suivre la promotion 2015, c’est une source d’énergie de voir autant d’étudiants s’engager dans la démarche entrepreneuriale parallèlement à leur cursus scolaire. A travers ce rôle de marraine, je souhaite les conforter dans leur démarche et les encourager.

Quel est « LE » conseil que pouvez donner à nos jeunes entrepreneurs ?

La démarche entrepreneuriale demande de la persévérance avant tout. Le programme des Entrepreneuriales leur permet un accompagnement technique et un soutien de la part de professionnels qu’ils n’auraient pas pu avoir en se lançant seul. Mon conseil envers ces jeunes entrepreneurs est de réussir à garder leurs idées de départ tout en étant à l’écoute des équipes qui les accompagnent. Pour faire aboutir des projets innovants il faut défendre ses convictions tout en gardant beaucoup d’humilité !

Quel est, selon vous, le rôle des Entrepreneuriales sur le développement local, des entreprises et des jeunes ?

Nous avons besoin de jeunes entrepreneurs ! D’abord parce qu’ils peuvent avoir des idées « de rupture », qui créent de la dynamique et les emplois de demain dans de nouvelles entreprises… Nous avons aussi besoin d’eux pour que les entreprises d’aujourd’hui puissent trouver des collaborateurs qui, forts de ces expériences, réinventeront demain leurs métiers historiques, leurs pratiques et les projetteront vers l’avenir.

Notre région souffre d’un déficit d’image d’un point de vue économique. Il est important de montrer que de nombreuses idées naissent sur notre territoire et trouvent un terreau fertile pour s’y développer !

             Je vous souhaite à tous une belle année 2015 ! Je vous souhaite de prendre beaucoup de plaisir à travailler en équipe ; la richesse de ces échanges est aussi importante que le résultat final ! Enfin, j’espère que vos projets aboutiront, certainement différemment de ce que vous aviez envisagé… et que vous serez fier du chemin parcouru avec les Entrepreneuriales !

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Interview Denis Dumoulin IUT de Toulon

– Interview Les Entrepreneuriales –

– Denis Dumoulin –

– IUT de Toulon –

  • Présentez votre organisation, quel est le sens de votre engagement auprès des Entrepreneuriales

L’IUT de Toulon est composé de 8 départements : 3 tertiaires (GEA Toulon, GEA Draguignan, TC) et 5 secondaires (GEII, GMP, GIM, MMI, Génie Bio).

Depuis 2002, il existe une volonté politique de notre Institut visant la mise en place d’actions liées à l’entrepreneuriat (sensibilisation, formation, accompagnement de projets), pour nos étudiants actuels ou anciens.

Chaque département choisit sa formule et peut la faire évoluer.

La cellule Entrepreneuriat comprend une quinzaine de personnes pouvant intervenir dans différents départements.

Les Entrepreneuriales proposent une action tout à fait complémentaire avec les différentes actions en cours.

De plus, la formule des Entrepreneuriales est tout à fait adaptée aux contraintes d’un étudiant standard, quel que soit le département ou le domaines d’études.

  • Qu’attendez vous du programme Les Entrepreneuriales PACA ?

Diversifier l’offre des actions d’entrepreneuriat proposées à nos étudiants.

Etoffer nos relations de partenariat concernant l’entrepreneuriat.

  • « LE » conseil que vous pouvez donner à nos jeunes entrepreneurs ?

Être et rester créatifs tout en passant du rêve (l’idée) à la réalité (le projet solvable).

  • Quel est, selon vous, le rôle des Entrepreneuriales sur le développement local, des entreprises et des jeunes ?

Suite à l’expérience de l’année universitaire 2013-2014, je pense que les responsables locaux et l’équipe des Entrepreneuriales mènent avec sérieux et pertinence cette action s’étalant sur 5 à 6 mois.

Les résultats sur le développement économique et social local ne pourront être que profitables à moyen terme car, les jeunes de la région PACA impliqués, auront eu une expérience formidable : oser relever un défi et désacraliser l’acte d’entreprendre.

Denis Dumoulin

Chargé de mission aux actions d’entrepreneuriat de l’IUT de Toulon

Codirecteur de la LP Entrepreneuriat de l’IUT de Toulon

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Interview Rudy Fernandez ancien participant édition 2013-2014 et créateur de Sensafood

– Interview Les Entrepreneuriales –

– Rudy Fernandez –

– ancien participant édition 2013-2014 et créateur de Sensafood-

Peux-tu te présenter et présenter le projet Swanky Board (Sensafood) ?

La technologie se généralise dans notre vie quotidienne, de plus en plus de monde utilise les smartphones et tablettes, ce qui en devient un réflexe pour tous. J’ai donc décidé de surfer sur cette tendance pour créer une solution simple et utile pour visualiser et commander dans les restaurants.

L’idée m’est venue lorsque j’ai vécu en Chine. Je voyais tous ces expats se plaindre de la difficulté de comprendre une carte et commander au restaurant. C’est lorsque mes parents sont venus me visiter que j’ai eu le déclic: ils ne parlent pas anglais et encore moins chinois. De plus, avec les intolérances alimentaires de ma mère, c’était une grande difficulté de savoir à 100% ce qu’elle pouvait manger ou non. Du coup, ils ont assez souvent mangé au MacDo. C’est dommage de faire 14 000 Km pour manger au fast food.

En faisant mes recherches sur le marché que je visais, je me suis rendue compte que la France est le premier pays touristique au monde avec beaucoup de plaintes au niveau de l’accueil de cette clientèle. J’ai donc décidé de rentrer en France pour développer et lancer mon idée.

Aujourd’hui, Sensafood est une solution optimisée sur smartphones et tablettes, et disponible sous tous les systèmes d’exploitation, permettant une meilleure satisfaction client et une augmentation du panier moyen avec des fonctionnalités telles que: le sommelier interactif, le multilingue en 11 langues, commande à distance, avertissements en fonction des régimes alimentaires et bien d’autre encore.

 Qu’attendais-tu du programme Les Entrepreneuriales et qu’est-ce qu’il t’a apporté ?

Quand on m’a présenté Les Entrepreneuriales, j’y ai tout de suite été intéressé pour 2 raisons: la première étant de challenger mon idée par des personnes expérience ayant un avis extérieur et constituer une équipe. Bien sur j’ai été servis dans les deux cotés. J’ai trouvé des coéquipiers très sérieux (Adam Tiar et Shanshuai Liu) avec une très bonne cohésion. En ce qui concerne la remise en question du projet, nous nous en sommes pris plein la tête. Les Entrepreneuriales a été une étape très importante pour Sensafood et si nous en sommes là aujourd’hui c’est bien grâce à ce programme.

Comment s’est passée la réalisation du projet Swanky Board (Sensafood) ? 

Les premiers temps ont principalement servi à mieux se connaitre dans l’équipe, a en savoir plus sur les points forts et les points faibles de chacun et partager ma vision sur ce projet. Ainsi, dès la première rencontre avec nos mentors, nous avons pu bien nous organiser et séparer les taches en fonction des préférences de chacun.

1 conseil à donner à la nouvelle promotion des Entrepreneuriales ?

N’y allez pas dans l’unique but d’avoir un produit fini à la fin des Entrepreneuriales. Il faut que tout le monde dans l’équipe s’approprie le projet, apprend et met en application leur enseignement mais surtout, passer du bon temps. Il faut le prendre comme un jeu et que tout le monde dans l’équipe s’éclate. C’est le secret pour arriver dans les finalistes!

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